Mercredi 11 avril 2007

ACCUEIL

Introduction 

A Partenia 2000, nous voulons continuer à lutter contre l’exclusion, en particulier celle qui touche les sans papiers, tout en menant en même temps le combat suivant : lutter contre les causes de l’immigration, dans la mesure où elles sont le fait des pays riches.
Vous trouverez ici le questionnaire et les réponses qui ont déjà été apportées au questionnaire.
Et nous essayerons de développer les réponses à la question 3 : « Voyez vous des actions possibles ... ? »
 
Vous avez la possibilité d’envoyer vos réponses aux questions à : gerardw@tiscali.fr
 
Le questionnaire           
Les réponses au questionnaire          
Par Gérard Warenghem
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mercredi 11 avril 2007
« Que pouvons nous faire pour remédier aux causes de l’immigration ? »
 
 
1. Plutôt que de partir de statistiques, partons de cas concrets.Vous avez parmi vos amis et connaissances, des personnes venues d’ailleurs ?
Connaissez vous les raisons (causes) qui les ont amenés à quitter leur pays ? Pouvez vous relater ici, le plus brièvement possible, leur histoire :
Exemples :
- Pierre, togolais, a quitté son pays en 1994, en bras de chemise, quand le président Eyadema a mené une répression sanglante contre l’opposition qui voulait mettre fin à sa dictature.
- Jeanne ....
 
 
2. A partir de ces cas concrets et des autres que vous connaissez, vous établissez une liste des causes qui poussent à l’exil :
 
 
3. Face à ces causes, voyez vous des actions possibles, de notre part (à nous français) pour y remédier ?
 
 
4. Connaissez vous la campagne « Publiez ce que vous payez » ?
 
 
5. Etes vous prêts à interpeller les candidats aux différentes élections sur les problèmes qui nous préoccupent, nous, adhérents de Partenia 2000 ?
 
Par Gérard Warenghem
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 11 avril 2007
 
« QUE POUVONS NOUS FAIRE
POUR REMEDIER AUX CAUSES DE L’ IMMIGRATION ? »
 
1. Vous connaissez des personnes venues d’ailleurs ?
 
- Ne connaissent personne : 20 n’ont pas de cas concrets.
________________________
Vous connaissez :
- Isabelle a quitté le Tchad. Son mari ayant été tué, elle a voulu préserver sa vie.
 
- Sadia a fui la pauvreté du Maroc.
 
- Il y a plus de trente ans, un jeune tunisien de 18 ans est arrivé en France pour échapper au régime dictatorial de Bourguiba qui voulait l’orienter dans une voie gouvernementale qu’il refusait. Recueilli à la maison le temps qu’on lui trouve du travail et un toit, il est devenu français et a réussi une intégration parfaite.
 
- Une camerounaise : bas salaires dans son pays, même avec un diplôme universitaire.
 
- Jules est venu faire ses études en France. Je ne pense pas qu’il les ait terminées, faute d’argent (dévaluation du franc CFA)
 
- Come, togolais est arrivé en France : il a fui la dictature sanglante de Eyadema
 
- Clément, malien, a été torturé pour ses idées.
 
- Julius et Florence, nigériens, coupe avec cinq enfants, se sentent persécutés en permanence.
 
- Olatunji, nigérian, est arrivé en France en 2003. Il est père d’une petite fille née le 9/8/2005, française car née en France d’une mère française. Accompagné à la sous préfecture par un militant RESF il est arrêté. Sur intervention d’un avocat, il est libéré et Clara va pouvoir retrouver son papa
 
- Alexis, rwandais, est en spécialisation en anesthésie, pour deux. Mais avec des complications politiques ... Il est en attente sur son sort...
 
- Yamina, fille de harki, a quitté l’Algérie avec ses parents pour échapper à la vengeance de ses compatriotes.
 
- Fatima, algérienne, a rejoint la France pour vivre libre. Elle ne supportait plus tous les interdits imposés par ses frères, sous couvert de la religion.
 
- Fatima est la fille d’un marocain. Le père a travaillé à l’usine Dunlop de Montluçon, a été accidenté sérieusement au travail. Ayant des ressources insuffisantes, il n’a pas pu obtenir le regroupement familial et a du repartir au Maroc. Fatima, étudiante à Lyon, a été internée et ré-expédiée au Maroc où elle est toujours, alors qu’elle aurait du commencer ses études supérieures en octobre 2006.
 
- Zenejpe et Musa, couple marié 5 enfants  Kosovars : cause de l'immigration, la guerre de la Serbie, destruction de leur maison d'habitation et de leur commerce, refus de participer à l'UCK...qui voulait enrôler le père et les fils aînés.
- Nadia et Amar, couple marié 2 enfants. Algériens : les attentats du FIS en Algérie, la corruption du système bancaire dans le quel travaillait Amar...
 
- Maria...Si... Jeune femme de Guinée Bissau, qui a cru à l'Eldorado en France sur invitation de son mari français d'origine africaine et qui s'est retrouvée à Evreux, instrumentalisée pour la prostitution...
 
- Georgi et Inna, couple marié 2 enfants, Georgiens: ont fui la Georgie à cause de la guerre en Abkhasie et de la corruption tous azimuts (hôpitaux, médias...) du régime...
 
- Soraya, réfugiée politique algérienne (sa sœur a été assassinée), mariée à un algérien qui veut repartir. Vient d’être naturalisée française après d’énormes difficultés administratives qu’elle a surmontée grâce à l’aide d’un foyer français. Aujourd’hui, garde de nuit dans une maison de retraite.
 
- Diaraye, venue de Guinée Conakry avec un français qui lui a donné la nationalité. Vient d’avoir un bébé. Aide ménagère
 
- Francisca, venue de RCA. Le père avait sept femmes et 28 enfants. Elevée par une grand-mère, en brousse. Elle aussi est venue en suivant un « cousin ». A deux filles. Aide ménagère.
 
- Norbertine, congolaise : a fui la guerre, avec ses enfants
 
- David et Tatiana ont fui l’armée de Russie
 
- Jeune roumain, 20 ans, a quitté son pays et habite dans une caravane avec sa mère. Son père n’est pas là, à ce que j’ai compris. Sans papiers, sans travail, fait la manche
 
- Aniah, journaliste à Alger, menacée de mort par l’armée, a du s’exiler il y a cinq ans. N’ayant pas de papiers, elle ramasse des pêches, l’été.
 
- Marie Noële, ougandaise. Son mari a été assassiné
 
- Bianca. Albanie / Kosovo. Mari dentiste, un enfant. Problème socio-culturel : intellectuelle et catho, carte de séjour mais peu de ressources. Vit de traductions, de temps en temps.
 
- Jamel, algérien, venu récupérer pour sa mère la pension de son père décédé, ici régulièrement depuis plusieurs années, au travail. Jamel échoue et reste ici, sans papiers, arrêté cet été et expulsé.
 
- Tous les parents d’élèves qui sont venus à Bessenay pour travailler à l’usine de tissage ou à la SNCF, puis ont fait venir leur famille nombreuses. Les enfants ont en général du travail mais sont mal considérés dans le village. Plus personne ne vient actuellement car il n’y a plus de travail.
 
- X a quitté la Sierra Leone pour faire vivre sa famille
 
- X a quitté Madagascar pour des raisons politiques : il voulait lutter contre la corruption
 
-Tahar, algérien kabyle au début des années 90, est arrivé à Ganges pour « sauver sa peau ». Il a été parrainé, « adopté » par un collectif, sous l’impulsion de la CIMADE 34, lorsque le préfet de l’époque avait pris un arrêté d’expulsion. Tahar s’est installé ici, a épousé une française, et travaille dans le bâtiment.
 
- Weber, brésilien quitte son pays en 2003 pour venir à paris où des brésiliens l’attendent pour une vie meilleure, gagner un peu d’argent pour repartir au Brésil dans 2 ou 3 ans
 
- Mariane, RDC, partie en 1999, en cachette, avec son fils 9 ans, parents et mari tués dans les événements de la guerre (Kabila – Rwanda)
 
- Souad, algérienne, arrivée de Kabylie en 2003, rejoindre sa famille regroupée tardivement autour du père (30 ans de travail en France tout seul) et qui n’a eu ses papiers que grâce à son mariage.
 
- Antonio et Elisa, fuyant l’Angola avec trois enfants, en laissant deux chez les cousins. 21 personnes de leur famille tués
 
- Kadir, kurde, et sa femme Wafa palestinienne, maintenant français, mais arrivés comme demandeurs d’asile, fuyant la terrible situation de leur pays.
 
- En 1995 un couple de roumains avec une petite fille de deux ans s’est vu refusé le statut du réfugié politique malgré tous nos efforts, refus de l’OFPRA puis décision négative du tribunal administratif, malgré d’intenses démarches auprès de la préfecture de Toulouse et auprès du ministère de l’intérieur (Pasqua !). Nous les soutenions depuis 2 ans,ils étaient courageux et travailleurs. Leur départ fut atroce bien que soutenu par des dizaines d’amis. 12 ans après nous restons tristes de cet échec.
 
- Abraham : c’est pour aider sa famille en envoyant de l’argent
 
- Antoinette : à cause de la guerre au Togo
 
- Annie, Côte d’Ivoire, a voulu que ces enfants fassent des études, aient une vie plus décente.
 
- Mouloud, algérien kabyle, instituteur, entré en France en 2001 avec sa femme et deux de leurs enfants, déboutés de leur demande d’asile, ils sont sans papiers. Un des enfants devenus majeur vient d’être expulsé
 
- Tanideth, cambodgienne, s’est mariée avec un cambodgien travaillant en France, par l’intermédiaire d’une marieuse, pour envoyer de l’argent à sa famille
 - Famille algérienne, deux enfants, a quitté le pays il y a quelques années, à cause des événements. Le fils, 12 ans, était terrorisé. On pouvait lire l’épouvante dans ses yeux. A obtenu sa régularisation l’été 2006.
 
- Gloria, rwandaise, a du quitter son pays avec ses enfants. Beaucoup de membres de sa famille ont été assassinés. Elle est toujours menacée.
 
- Une mère et sa petite fille qui avait fui le Rwanda pendant le génocide (le père avait été tué) et qui vivent au foyer France terre d’asile à Créteil.
 
- Les grands-parents (KURDES ethnie YEZIDE) ont fuit Sadam HUSSEM et se sont réfugiés en Géorgie.
Les enfants ont émigré à MOSCOU pour y trouver du travail. Problèmes de racisme car ils n'ont pas la peau blanche.
Au bout de neuf ans, ils décident de venir en France, Terre d'Asile. Refus d'être reconnus.
Après plus de cinq ans passés en France, ils reçoivent l'ordre d'Expulsion en Octobre 2006.
Ils sont toujours là avec leurs trois enfants, deux nés à MOSCOU et un en France. Ils attendent leur expulsion vers la Géorgie qu'ils ont quittée voilà plus de quatorze ans.
Les enfants ne parlent pas Géorgien mais sont parfaitement scolarisés chez nous.
Alors que c'est son plus fort désir, le papa M. AMOEV n'a jamais eu l'autorisation de travailler. Ils n'ont pas pu profiter de la circulaire SARKOSY, n'étant pas clandestins (D'après le Préfet de la Haute-Marne) et étant considérés comme « Etrangers de droit commun ».
Leur expulsion en Géorgie équivaut pour eux à une véritable déportation vers une terre qui leur est devenue étrangère.
 
- Abdelkader, Fatima et leurs trois enfants ont quitté lAlgérie où ils n’avaient pas de travail pour rejoindre une soeur établie en France. Cinq ans après, lui a obtenu une carte de séjour (suite à un drame : agression raciste, d’où, préfecture plus indulgente), mais pas elle. Les enfants ont de bons résultats scolaires, tout le monde est francophone, mais la famille vit de la charité publique (lui, en arrêt de travail, pas d’allocations familiales ni d’accès aux HLM)
 
- x. camerounais, vient en France en 1992 avec un de nos fils, coopérant la bas.  Hébergé chez nous, puis en internat. Etudes. Vit aujourd’hui avec une jeune française. Ils attendent leur 2ème enfant. Musulman, il nous a introduit dans la communauté musulmane locale.
 
- Emigrés mauritaniens venus travailler en France pour faire vivre leur village.
 
- L et D, et leurs deux enfants ont fui la région des Assettes dans le Caucase à cause de la persécution de bandes armées qui veulent enrôler des hommes pour lutter contre l’armée russe. Le père de L. a refusé : il a été tué dans la cour de sa maison. D. le mari de L. a été battu et laissé pour mort. Heureusement, il en est réchappé. Cela fait 5 ans qu’ils sont à la Rochelle, entourés par des amis. D. ingénieur dans le bâtiment, et L. professeur de mathématiques viennent tous les deux de trouver du travail, mais pas à la hauteur de leurs diplômes.
 
2. Liste des causes qui poussent à l’exil :
Pauvreté la bas, désir de vivre mieux en France
Mauvaise gestion des affaires du pays
Recherche d’un avenir pour les enfants
Répression politique
Fuite de la dictature
Peur pour sa vie
Attaches familiales ici en France
La guerre, la violence, le génocide, la peur
La France a une réputation de Terre d’asile
Gagner de l’argent en France pour aider la famille restée la bas
Exclusion (pour les gens du voyage)
Rêve d’eldorado
Risque d’excision ou de mariage forcé. Femmes abandonnées par conjoint peu délicat
Après avoir appauvri les pays du tiers monde en s’appropriant leurs richesses, il est normal que ces peuples cherchent chez nous de quoi survivre pour eux et pour leurs familles
Manque de formation professionnelle. Pas de perspectives de travail
Dans certains endroits, pas d’eau courante. Il faut faire des kms à pied pour aller en chercher
 
 
3. Actions possibles pour remédier aux causes de l’immigration
 Voir article suivant
4. Connaissez vous la campagne « Publiez ce que vous payez ? »
Oui : 12
Non : 31
Ne répondent pas : 13
 
5. Etes vous prêts à interpeller les candidats :
Oui : 41
Non : 4
Ne se prononcent pas : 11
 
Un total de 56 réponses
Par Gérard Warenghem
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 11 avril 2007
3. Actions possibles pour remédier aux causes de l’immigration
 
 
- a) Nous travaillons à faire comprendre autour de nous les conséquences du néo libéralisme qui met au dessus de tout le marché et le profit.
 
- b) Provoquer un co-développement
 
- c) Envoyer des subventions dans leurs pays, en étant sur qu’elle seront bien attribuées.
 
- d) Aide réelle au peuple, à des régimes démocratiques. Changer la politique africaine de la France : faire pression sur Matignon et l’Elysée pour qu’ils ne soutiennent plus les chefs d’état africains dictateurs ou corrompus.
 
- e) Demander à nos candidats qu’ils s’engagent à augmenter l’aide aux pays d’émigration, mais en exigeant d’eux des réformes politiques qui visent à plus de démocratie et de transparence.
 
- f) Il faut bien voter !
 
- g) Se tenir au courant
 
- h) Je ne vois pas d’actions possibles actuellement
 
- i) Meilleure répartition des ressources
 
- j) Aide à un planning familial
 
- k) Abolition de la dette
 
- l) Régulation du commerce des armes
 
- m) Parrainages. Peuples solidaires Saint Laurent de Chamousset (69) est très impliqué dans le développement d’un village au Burkina Faso (Guétigba) depuis 20 ans (Moulin à mil, école, irrigation de jardins potagers, etc.) Lorsqu’il y a un prêt, il est remboursé à UCOPED pour que cela fasse boule de neige au profit d’un autre village. - Participation à des associations comme le CCFD
 
- n) Je fais partie du Réseau Solidarité
 
- o) Leur rendre l’argent que la colonisation a pris, avant et après l’indépendance
 
- p) Refuser la venue des élites des pays du Sud vers le Nord
 
- q) Développer le commerce équitable
 
- r)  Le micro crédit
 
- s) C’est l’Europe qui doit prendre ce problème à bras le corps et organiser un véritable partage
 
- t) Ne pas hésiter à dénoncer les candidats les plus « inhumains » en matière d’immigration.
 
- u) Actions auprès des medias
 
- v) Participer à la Campagne : « Publiez ce que vous payez »
 
- Autres actions ... ?
 
 
Sur chacune de ces actions possibles nous pouvons
- avoir un avis
- avoir des informations (à retrouver sur le web : sites, blogs, video, etc.)
- avoir une expérience
Ce blog est destiné à échanger entre nous.
 
Cette vingtaine d’actions possibles peut être enrichie. Merci à tous ceux qui voudront bien participer à la réflexion. Le but final étant de ne pas baisser les bras. Chacun doit pouvoir vivre heureux dans son pays. Et chacun doit avoir la possibilité d’aller en vacances chez l’autre !
 
Par Gérard Warenghem
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mercredi 11 avril 2007

- q) Développer le commerce équitable

Troisième forum national  du Commerce Equitable

Vous pouvez jeter un coup d’œil sur :
 
 
Par Gérard Warenghem
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 11 avril 2007

 

Association « Lire & Ecrire »

 
Présentation:
Créée en septembre 2005, régie par la loi de 1901, l'association « Lire & Ecrire » a pour objectif de scolariser les orphelins et les enfants les plus démunis de Berkane et sa région, à l'école publique marocaine.
Dès lors qu'un enfant est inscrit à l'école par nos soins, nous prenons en charge tous les frais de sascolarité: matériel et fournitures scolaires, vêtements et soins médicaux.
Un suivi et un soutien scolaires sont assurés par des instituteurs et professeurs bénévoles: remise à niveau, cours de rattrapage, aide à faire les devoirs.
D'autre part, nous organisons des activités sportives et culturelles grâce à des accords passés avec d'autres associations plus axées sur ces domaines: arts martiaux, football, voleyball, athlétisme, théâtre, musique et chant, ateliers de peinture et de dessin, éveil à l'environnement.
 
Où en sommes-nous?
Nous avons installé l'association dans ses propres locaux à Berkane en décembre 2006. Nous disposons d'un local dans lequel nous accueillons les familles et les enfants pour les inscriptions et pour le suivi scolaire. Ce local étant devenu trop petit, la Délégation du Ministère de l'Education Nationale de Berkane a mis à notre disposition deux salles de classe à l'école Asma.
Ce même mois de décembre 2006, nous avons signé un partenariat avec le Ministère de L'Education Nationale (Académie d'Oujda et Délégation de Berkane).
Au mois de janvier 2007 nous avions 5 enfants inscrits à l'association, fin juin nous en avions 60 et pour la rentrée scolaire 2007/2008 nous en avons inscrits 220.
Nous avons décidé d'effectuer un contrôle systématique des dents, de la vue et de l'état de santé général des enfants afin de les diriger vers les services médicaux appropriés. Nous allons signer un partenariat (au plus tard en décembre prochain) avec le Ministère de la Santé (délégation de Berkane). Ainsi, tous les enfants inscrits à l'association bénéficieront gratuitement de tous les soins médicaux dont ils auront besoin.
Enfin, nous venons de créer une structure d'aide sociale pour les familles qui en ont besoin, qui consiste à les aider dans leurs démarches administratives.
La société privée de transport urbain Foughal-Busnous apporte une aide précieuse. Elle met gratuitement à notre disposition bus et chauffeurs pour emmener les enfants en excursion dans la région de Berkane. Bon nombre d'enfants n'ont jamais vu la mer qui n'est pourtant qu'à 22 kms de chez eux.
 
 
Nos besoins:
Bien sûr, nous ne pouvons réaliser tous ces objectifs sans soutiens et aides financières.
– Nous avons besoin de bénévoles (instituteurs et professeurs en retraite), étudiants et personnes pouvant encadrer les enfants dans leur scolarité et dans leurs activités extra-scolaires (sport, jeux, excursions).
– Nous avons besoin d'argent, et tous les dons, même les plus modestes seront bienvenus.
– Nous avons besoin de toutes personnes de bonne volonté pouvant apporter un soutien, quel qu'il soit, en fonction de leurs disponibilités, leur sensibilité et leurs compétences. Nous avons des frais fixes pour assurer le bon fonctionnement de l'association:
– Le salaire de la Directrice qui assure une présence quotidienne à l'association: 2000 Dhirams/mois (environ 195 euros).
– Le loyer du local: 1500 Dh/mois soit environ 145 euros par mois.
– Les frais de téléphone, internet, électricité, déplacements.... entre 50 et 100 euros/mois. Sans prendre en compte les billets d'avion Paris-Oujda: 1000 euros (de décembre 2006 à
septembre 2007).
- Nous avons besoin de 100 euros par enfant et par an. Cette somme comprend les fournitures scolaires, le renouvellement des vêtements 3 fois par an, les excursions. Nous aimerions pouvoir acheter un minibus pour assurer un ramassage scolaire pour les enfants habitants loin du centre de Berkane. Il nous faudra alors engager un chauffeur dont le salaire sera de
2000 Dh/mois (environ 195 euros).
Nous ne bénéficions pour le moment d'aucune subvention. L'association ne fonctionne que grâce à des dons et à des deniers personnels.
Nous voulons que tous les enfants pris en charge par l'association « Lire & Ecrire » arrivent au terme de leur scolarité et puissent entreprendre, soit l'apprentissage d'un métier, soit poursuivre des études supérieures. Nous voulons, non seulement lutter contre l'illettrisme, mais également participer autant que faire se peut, au maintien des jeunes dans leur pays et donc lutter contre le mirage de l'émigration.
 
Le président: Patrick Chassonnerie Paris, le 10 novembre 2007
 
Association « Lire & Ecrire » 12, Allée du Père Julien Dhuit -75020 Paris
Tél: 00 33 1 46 36 26 72
et 193, Bd Allal Ben Abdellah – Hay Boukrâa-Berkane – Maroc
Tél: 00 212 36 61 23 69
 
Site internet: www.lire-et-ecrire.fr courriel: lire.et.ecrire@free.fr

ir : http://www.partenia2000.over-blog.com/article-10423501.html

 

.

- Saint Laurent du Chamousset  (69)  - Gnétigba (Burkina Faso)

Un parrainage
 
Que faire dans les pays développés pour que les habitants des pays en voie de développement puissent avoir les moyens de vivre dignement chez eux et n’aient pas envie d’émigrer vers les pays développés.. ?
            C’est une des réflexions de la fédération Peuples Solidaires issue dans les années 80 des mouvements « 1% tiers-monde » et « UCODEP ».
 
            Depuis plus de 20 ans, j’adhère au groupe local « Peuples Solidaires du secteur de St Laurent de Chamousset ».
            Nous sommes une association autonome dans nos actions et nous entretenons un partenariat avec le groupement villageois de Gnétigba : petit village du sud-ouest du Burkina-Faso. L’amitié règne entre eux et nous…des échanges, des voyages ont lieu régulièrement pour élargir la correspondance régulière et permettre une plus grande compréhension de nos modes de vie, de nos projets mutuels…. Nous comprenons mieux les dysfonctionnements du commerce international à partir des difficultés rencontrées par les agriculteurs de Gnétigba qui produisent du coton…
            Parmi les projets que nos partenaires nous ont demandé de soutenir, il y a eu le creusement de puits, le moulin à mil qui devait dégager assez d’argent pour équiper un autre village, les matériaux pour construire l’école primaire qui passe actuellement de 3 à 6 classes, l’amélioration de la fabrication du savon au beurre de karité pour les groupements des femmes….
 
            Naturellement, pour soutenir ces projets, il faut de l’argent… Depuis 22 ans, nous cultivons un champ collectif de pommes de terre : Un agriculteur nous prête un champ, nous le travaillons avec lui, le plus naturellement possible, certaines années, les « anciens » nous montrent leur savoir faire pour arracher les pommes de terre au « bigue » (pioche à 3 dents), certains attellent 1 ou 2 chevaux, une paire de bœufs… De nombreuses personnes participent à la récolte qui prend un air de fête grâce à de nombreux musiciens locaux qui viennent avec leurs instruments et leurs amis. En fin de journée, les pommes de terre sont toutes ensachées et presque toutes vendues… La construction de l’école de Gnétigba va pouvoir se poursuivre et aider à soutenir, même très humblement, un des objectifs du millénaire pour le développement : l’éducation primaire pour tous… Ici, dans les Monts du Lyonnais, nous sommes une petite goutte d’eau dans l’immensité des besoins… mais des milliers de gouttes forment un ruisselet et les ruisseaux font les grandes rivières…
 
Christiane Perret-Montagne
69690 Bessenay 

100-0304.JPG

 


100-0287.JPG



Dans le même sens, un appel venu du Gabon. Les femmes d'un village : Omoï, s'organisent et cherchent comment faire vivre leur village. Elle souhaitent sympathiser avec une association ou un village de France.
Voir la video : 
 

 

 

Association des femmes d'Omoï - wideo
L'AFO

Un village au Gabon qui veut vivre !
 

Par Gérard Warenghem
- Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 11 avril 2007
Biens mal acquis ....
 
 
 Forbes (magazine américain) revoit à la hausse la fortune d’Eyadéma : 4,5 milliards de dollars US, soit trois fois la dette extérieure du Togo

source :
http://forumhebdo.afrikart.net/Forbes-revoit-a-la-hausse-la.html

Il y a de cela quelques jours (FS N° 237 du 12/03/07), nous avions publié qu’une ONG française se prépare à publier un rapport sur « les avoirs détournés et les biens mal acquis des dictateurs des pays du sud ». Et cette ONG évaluait la fortune d’Eyadema à environ deux (2) milliards de Dollars US.
 
 

Eyadema.JPG

 
 
Au début de ce mois d’Avril, le fameux rapport fut rendu public et le nom de l’ONG connu : il s’agit du Comité Catholique Contre la Faim et pour le Développement (CCFD) dont le rapport continue par être publié en série dans les colonnes de votre journal (voir l’article).


D’aucuns avaient jugé « exagéré » cette estimation du CCFD. Mais, force est de reconnaître qu’elle est d’ailleurs de loin en deçà des réalités exprimées par le célèbre magazine américain « Forbes », révélées dans « l’histoire secrète de la Vè République » publié sous la direction de Roger Faligot et Jean Guisnel avec Remi Kauffer, Renaud Lecadre, François Malye, Martine Orange et Francis Zamponi par l’Edition La Découverte. Selon Forbes, « la fortune personnelle d’Eyadema, à sa mort, serait estimée à 4,5 milliards de dollars soit trois (3) fois la dette extérieure du Togo ».
Pour le Centre National de Coopération du Développement (CNCD), les biens mal acquis sont « tout bien, meuble ou immeuble, tout avoir ou fonds susceptibles d’appropriation privative soustrait illégalement du patrimoine public et qui a pour effet d’appauvrir le patrimoine de l’Etat », et en tant que tel, des démarches doivent être entreprises pour le rapatriement de ces fonds et l’affectation des meubles et des immeubles dans le compte de l’Etat togolais.
Tôt ou tard, cela se fera et le pouvoir de Faure Gnassingbé sortira ennobli s’il entamait les démarches a priori difficiles quand on sait que le pillage des richesses des pays du sud s’est opéré avec la complicité des gouvernements et des entreprises des pays du Nord et que les paradis fiscaux et judiciaires constituent un obstacle majeur au recouvrement de ces avoirs d’origine illicite estimés à environ cent (100) milliards de Dollars US par Michel Camdessus, l’ancien Directeur du FMI. Avec ces fonds, le Togo n’aurait plus besoin de tendre les deux mains à la Communauté internationale. Et dire que les Togolais continuent par tirer le diable par la queue et que les centres de santé ne disposent pas d’une seule goutte d’alcool stérilisant !
F.S.
 
Soutenons le CCFD et Survie
Voir  CCFD :
 
 
 
Voir Survie :
 


_____________________________________

Djibouti: la veuve du juge Borrel en appelle à Nicolas Sarkozy
 
PARIS (AFP) - 14/06/2007 10h28
 
 

veuve-Borrel.JPG

 
Elisabeth Borrel entourée de ses avocats Olivier Morice  et Laurent de Caunes
le 13 juin 2007 à Paris
 
 
Elisabeth Borrel, veuve du juge Bernard Borrel, mort en 1995 à Djibouti, a lancé mercredi à Paris un appel au président Sarkozy pour qu'il fasse respecter l'indépendance de la justice dans l'enquête sur les circonstances du décès de son mari, après la publication de documents suggérant des interventions politiques dans ce dossier.
 
L'Elysée a annoncé dans la soirée que Mme Borrel serait reçue au palais présidentiel, comme elle en a fait la demande, mais pas nécessairement par le chef de l'Etat.
 
 
Mme Borrel et ses avocats, Mes Olivier Morice et Laurent De Caunes, ont fustigé lors d'un point-presse "des pressions politiques incontestables" de l'Etat français dans cette enquête.
 
"C'est Chirac qui a suggéré au président djiboutien, Ismaël Omar Guelleh, d'attaquer la France devant la Cour internationale de justice (CIJ)", a affirmé Me Morice. "L'honneur de la France est retombé bien bas", a renchéri Mme Borrel.
 
"Ces faits peuvent relever juridiquement de la trahison", a ajouté Me De Caunes, en expliquant que "les considérations diplomatiques ont prévalu sur l'enquête judiciaire".
 
Le procureur général de Djibouti, Djama Souleiman, a démenti mercredi que la France ait organisé la défense de son pays.
 
Il a affirmé avoir lui-même suggéré au président Ismaël Omar Guelleh "de saisir la CIJ" et affirmé que les présidents Chirac et Guelleh avaient convenu que cette saisine "était le moyen le plus juste de régler ce différend".
 
Bernard Borrel avait été retrouvé mort en 1995 au pied d'un ravin à Djibouti. L'enquête française a d'abord conclu à un suicide avant de privilégier la thèse de l'assassinat.
 
Le 12 janvier 2006, Djibouti a saisi la CIJ contre la France pour avoir manqué à ses devoirs d'entraide judiciaire en refusant de lui transmettre une copie du dossier français sur la mort du magistrat dans lequel plusieurs personnalités djiboutiennes sont mises en cause, dont le président Guelleh.
 
Plusieurs documents, saisis par des juges au Quai d'Orsay et à la Chancellerie, suggèrent que l'Etat français a tout fait pour répondre aux exigences de Djibouti dans l'affaire et sauvegarder ainsi ses intérêts économiques et militaires dans ce pays de la corne de l'Afrique.
 
Une note de l'ambassadeur de France à Djibouti, que l'AFP a pu consulter, semble montrer que c'est l'Etat français qui a le premier suggéré à Djibouti d'attaquer la France en justice pour faire plier la juge. D'autres documents suggèrent un soutien du président Chirac à cette opération.
 
Interrogé par l'AFP, l'entourage de l'ancien président a déclaré qu'il "ne souhaite évidemment pas commenter des documents dont il n'a pas connaissance".
 
Pour Me Morice, le président Guelleh voulait obtenir le dossier Borrel pour "préparer un enterrement de première classe" de l'affaire, "faire condamner des potiches et éviter aux véritables commanditaires d'être mis en cause".
 
"C'était aussi le moyen de faire disparaître des éléments matériels du dossier et de faire pression sur des témoins", a ajouté Me De Caunes en rappelant que le procureur de Djibouti est mis en cause pour "subornation de témoin" dans ce dossier.
 
Mme Borrel a souhaité rencontrer le chef de l'Etat, qui préside également le Conseil supérieur de la magistrature (CSM), en sa qualité de "garant de la souveraineté de la France (...) et de l'indépendance de l'autorité judiciaire".
 
Elle réclame également "l'assurance que l'Etat français demandera à la Cour internationale de justice de (l') entendre comme témoin dans la procédure en cours devant elle". Mme Borrel a aussi saisi la présidente de la CIJ.
 
_____________
 
 
_________________________ 

 

 

Par Gérard Warenghem
- Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 11 avril 2007
 
 Pétition :
 
Appel pour une émission sur les migrations à 
 France Télévisions
 
Que savons-nous de l’histoire des migrations, alors qu’une grande partie d’entre nous affirme ses origines "étrangères"?
Que savons nous de la réalité actuelle des migrations internationales, de leur volume, de leurs points de départ et de leurs destinations?
Que savons-nous de ce qui pousse des femmes, des hommes et des enfants sur les chemins de l’exil, au moment où des réfugiés "environnementaux" viennent grossir les rangs de ceux qui fuient la guerre ou la misère?
Que savons nous, à l’heure de la mondialisation, de l’impact des mouvements migratoires sur les économies?
Que connaissons-nous de la diversité des vies, des souffrances et des espoirs de ceux qui ont choisi notre pays comme terre d’accueil ?
Que savons-nous des effets concrets des réglementations adoptées en France et en Europe ?
De leur efficacité pour atteindre les objectifs mis en avant par les pouvoirs publics ?
De leurs conséquences sur les parcours et les vies des migrants?
Parler "sans-papiers", expulsions, quotas, ne suffit pas pour informer sur la réalité de ce phénomène mondial, encore moins pour nourrir valablement le débat citoyen.
Parler discrimination, racisme, diversité ne suffit plus pour combattre les "replis communautaires", d’autant plus que cette expression est souvent employée à tort et à travers.
Pour que la question de l’immigration en France sorte de l’ornière de l’utilisation démagogique et fasse enfin l’objet d’un débat digne et responsable,
Nous, associations, syndicats, journalistes, chercheurs, élus, citoyens de toutes origines, demandons à France Télévisions d’assumer pleinement sa responsabilité de service public d’information. Nous demandons qu’une émission régulière sur le thème des migrations soit mise rapidement à l’antenne sur l’une des chaînes généralistes de ce groupe.
Premiers signataires : Syndicat National des Journalistes-CGT, GISTI, CIMADE, MRAP, Ligue des Droits de l’Homme, Association les Oranges, Centre d’Information et d’Etudes sur les migrations internationales (CIEMI), Collectif Bellaciao
Vous pouvez signer à :  

mappamondo.jpg
.

 

 
  ============================================================
Survie et Zalea TV (Zalea Tv ?! C’est une télévision libre ! ) présentent :
 
La première nuit contre la Françafrique.

Tout au long de la nuit, nous accueillerons sur le plateau des invités, investis dans la lutte contre le néo-colonialisme français en Afrique, qui commenterons des extraits de documentaires et de films soigneusement sélectionnés pour vous.

La nuit s'articulera autour de 3 grands chapitres :

I. Aux origines de la Françafrique. De la colonisation au néo-colonialisme : la poursuite de la domination.
II. De la Françafrique à la Mafiafrique. L'évolution du système de domination dans le contexte de la mondialisation.
III. Les résistances à la Françafrique. Ici et là-bas, différents acteurs, différentes voies.

L'émission étant réalisée en direct, vous avez la possibilité d'appeler à tout moment et de poser vos questions !
A vos téléphones donc : 01.46.07.22.08

Les invités prévus :
Renaud Savéan, CADTM
Benjamin Moutsila, Fédération des Congolais de la Diaspora
Annie Faure, Comission d'Enquête Citoyenne sur le rôle de la France au Rwanda
Gauz, réalisateur

et d'autres surprises...

Les interviews exclusives : (sous réserve)
Alain Deneault, animateur du collectif Ressources d'Afrique, au Canada
Eva Joly, Magistrate française
Pierre Caminade, Rédacteur en chef de Billets d'Afrique, mensuel de Survie
Odile Biyidi, Présidente de Survie
Xavier Renou, écrivain
Ardiouma Sirima, président du Cofanzo
Toutes les infos et plus encore :


Comment regarder l'émission ?
Si vous avez la Freebox, dans toute la france, vous pouvez regarder l'émission sur le canal 79.
Sinon, vous regarderez l'émission en différé à télécharger sur le site de Zalea, les jours suivants la diffusion.
 
 
Qu’est-ce que Zalea Tv ?
Zalea Tv ?! C’est une télévision libre ! Résumé fidèle mais peut-être un chouia trop synthétique. Libre de quoi d’abord ?
En premier lieu, libre au regard de sa totale indépendance vis à vis de quelque groupe associatif, politique, industriel, financier, philosophique ou religieux que ce soit, et son absence totale de connivence et d’accointance avec quelque détenteur de pouvoir que ce soit.
Libre parce que celles et ceux qui font Zalea TV ne dépendent que d’eux-mêmes et de personne d’autre (pas de patrons, actionnaires, autorités de tutelle, chefs, directeurs, etc,...)
Libre parce que quiconque peut s’exprimer à cœur ouvert en direct sur son antenne et y dire, faire et montrer absolument tout ce qu’il veut, sans contrôle préalable (tant que c’est compatible avec les Droits Humains fondamentaux) , ce qui paraît incongru à la télé mais qui est pourtant la définition même de la LIBERTÉ D’EXPRESSION.
Libre grâce à tous les volontaires et bénévoles qui participent librement, et sans contrepartie autre que le plaisir qu’ils y prennent, à l’animation de cette chaîne associative.
Libre parce que sa démarche s’inscrit hors du monde marchand et commercial. Hors-la-loi de l’offre et de la demande. Sans considération pour l’indice Nikkei, le CAC 40 ou les courbes médiamétriques puisque les programmes qui sont diffusés s’échangent, se regardent, se discutent, se critiquent, se confrontent mais en aucun cas ne se vendent, ni ne s’achètent.
Libre d’être non-alignée, irrévérencieuse et subversive, parce qu’on ne voit pas pourquoi il n’y aurait que la télé qui n’aurait pas le droit de l’être.
Libre de s’interdire d’interdire la querelle, la subjectivité, l’invention, la polémique, l’injure, l’innovation, le débat, la mauvaise foi, l’imagination, la dispute, la controverse, la rêverie et tutti quanti... Libre d’attaquer le loft de Loft Story pour libérer les poules et les otages, d’accepter de diffuser sur Canal Sat ou en pirate, de postuler à la Télévision Numérique Terrestre nationale, d’éteindre les télés dans les rayons de la FNAC ou de Carrefour, de perturber le siège du Parti Socialiste ou de l’UMP, d’arrêter de faire de la télé...
Libre de constater que le monde de la télé se divise en deux secteurs : celui qui bidonne et puis l’autre... qui se bidonne
 
 
Survie ?
Survie est une association loi 1901 qui milite en faveur de l’assainissement des relations franco-africaines, de l’accès de tous aux biens fondamentaux et contre la banalisation du génocide.
Les groupes locaux de Survie sont implantés dans de nombreuses régions de France. Ces groupes prennent des initiatives et se mobilisent pour relayer, dans toute la France, les objectifs définis par les instances nationales.
Survie est une campagne de citoyens, inspirée par le manifeste-appel de 126 prix Nobel contre la faim et pour le développement (1981). En plusieurs pays d’Europe, et notamment en France, des citoyens ont fait leur le message central de cet appel : la faim et la misère ne sont pas des fatalités ; pour y mettre un terme il ne suffit pas de la générosité individuelle, ou d’actions humanitaires ponctuelles, il faut mobiliser les moyens de l’action collective, c’est-à-dire prendre des décisions politiques - voter les lois et les budgets indispensables, instituer des dispositifs efficaces, contrôler rigoureusement les résultats. Bref, "donner valeur de loi au devoir de sauver les vivants".
Il est pourtant possible d’inverser la tendance, d’élaborer des principes de solidarité qui répondraient aux droits fondamentaux de tous les peuples, dans la transparence et le respect des choix des citoyens, au Sud comme au Nord. De nombreux acteurs du développement, experts, parlementaires, militants, associations, collectifs du Nord comme du Sud s’y sont attelés depuis plusieurs années. Leurs recommandations pour réinventer une nouvelle solidarité internationale se font de plus en plus précises. A commencer par le célèbre adage, "d’abord, ne pas nuire"...
Autres infos / contact :
www.survie-france.org
www.zalea.org
Tél (Zoul): 06.88.93.35.71
 
Par Gérard Warenghem
- Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 11 avril 2007
Une video instructive sur la françafrique
 
A voir dans :
 
 
Patientez pendant le téléchargement et ne vous inquiétez pas, le son n’est pas très fort ...

fran--afrique.jpg


_____________________

Un livre : 

"Livre blanc pour une politique de la France en Afrique responsable et transparente"


Voir : http://www.partenia2000.over-blog.com/article-16849338.html

_____________________

Un autre livre,

Un livre où il est question de corruption ...

La force qui nous manque 

Tout le monde connaît Eva Joly, mais personne ne sait qui elle est vraiment. Chacune de ses rares interventions publiques a marqué les Français par son authenticité et sa force de conviction.
La force qui nous manque est un témoignage vécu, mêlant le récit intime, les anecdotes et les réflexions sur la corruption.
Société
 
Le traité d'énergie d'Eva Joly
AP | 24.05.2007 | 19:19
 
 
Se livrer est toujours un exercice périlleux pour une icône. Surtout quand elle s'appelle Eva Joly. L'ancienne juge d'instruction, rendue célèbre par l'affaire Elf, publie vendredi "La force qui nous manque", récit où s'entremêlent vie intime, vie publique et réflexions sur la corruption, la pauvreté.
A 63 ans, l'oeil toujours aussi bleu et séducteur, Eva Joly partage sa vie entre la France et la Norvège où elle est conseillère du gouvernement pour la lutte contre la corruption et le blanchiment.
De l'affaire Elf à son départ de la magistrature en 2002, elle est devenue la coquette icône du combat contre la corruption dont les effets ruinent les démocraties et enrichissent les prédateurs.
"Je n'ai pour écrire que l'expérience d'une vie, la mienne, celle de Gro Farseth devenue en France Eva Joly", lit-on dès les premières pages de ce livre co-écrit avec la journaliste Judith Perrignon.
Une expérience qui lui permet de porter un "double regard" que lui a donné cette "double culture", celle de l'idéal égalitaire de la Norvège et celle de la France féodale.
Elle s'étonne du peu de réactions sur la nomination à l'automne 2006, au poste de procureur général de la cour d'appel de Paris, du directeur de cabinet du garde des Sceaux, ancien conseiller à la Justice de Jacques Chirac. "Est-on sûr qu'il n'y a pas de liens qui vont influer sur les choix que ce magistrat fera?", glisse-t-elle à l'occasion d'un entretien avec l'Associated Press pour la sortie de son livre.
La démocratie se définit par des actes comme "la liberté de la presse ou l'indépendance de la Justice". En France, "une grande partie de la presse n'est pas libre, une grande partie de la justice n'est pas indépendante", dit-elle. Et, à destination du nouveau locataire de l'Elysée: "Ce n'est pas parce que vous invoquez Jaurès que vous êtes démocrate".
Dans son dernier opus, elle revient sur ces "invulnérables", ces tout-puissants de la finance ou de la politique, persuadés d'être intouchables. Les Tapie, Le Floch-Prigent, Léotard ou Tarallo pour lesquels "le grand édredon des élites françaises a amorti les coups".
Elle raconte avoir bâti, avec l'aide de son gouvernement, un réseau (le "Network") de procureurs, de juges, de policiers qui luttent contre la corruption afin de relier entre elles des énergies, "tisser une toile serrée, forger un bouclier".
Le lecteur de ses ouvrages précédents pourra peut-être se lasser de ses réflexions, parfois convenues mais toujours utiles à rappeler, sur les paradis fiscaux, le pillage de l'Afrique ou la justice française.
Il sera sans nul doute étonné par les passages où Eva Joly revendique sa féminité. "J'étais, je suis et resterai cette femme impatiente, têtue, coquette". Une femme "libérée de tous les mythes féminins" qui reconnaît "avoir besoin de l'intimité d'un homme".
Mais il sera sans nul doute désarçonné par la mise à nu de sa vie de couple, la mélancolie et le suicide de son mari, qu'elle évoque avec des mots simples. "Vient un moment, pourtant, où l'on comprend que l'on ne sauvera pas l'autre en renonçant à soi".
"Je n'en veux plus à Pascal de s'être donné la mort. Ma colère est tombée. Elle a duré quelques années et m'aura plus ou moins protégée des remords et des souvenirs", écrit-elle. "C'est un événement incroyablement important de ma vie que je ne pouvais passer sous silence", explique-t-elle. Mettre des mots sur ce drame fut "une façon de fermer les blessures", dit-elle. AP
- Ed. Les Arènes (190 pages; 19,80 euros)
 

Eva-Joly-2.JPG


-
Voir aussi :      http://www.subversiv.com/doc/elf/eva-rfi.htm
 
 
Par Gérard Warenghem
- Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 11 avril 2007
Nous pouvons écrire aux responsables politiques ....

abc
A Monsieur Nicolas Sarkozy, ministre de l'intérieur,
A Messieurs les ministres de l'intérieur de l'Union Européenne,
 
 
 
Ils arriveront quand même...
 L'une de vos préoccupations aujourd'hui semble être d'endiguer le flux ininterrompu des réfugiés économiques qui assiègent les frontières de l'Union Européenne, réfugiés qui, pour beaucoup, viennent d'Afrique noire.
 
 Nous savions depuis longtemps que la pression était forte et des milliers de cadavres balisent déjà les routes du désert quand les vieux camions rendent l'âme, le détroit de Gibraltar quand coulent les frêles embarcations, ou les autoroutes d'Europe quand on oublie d'aérer citernes ou conteneurs où ils voyagent.
 
 Qu'une route se ferme, une autre s'ouvre... et il va en être ainsi pour longtemps !
 
Vous pouvez bien affréter ces humiliants charters de « retour au pays » qui blessent profondément l'âme hospitalière africaine, elle qui garde mémoire d'avoir été convoquée pour défendre la mère patrie,
Vous pouvez bien mettre une troisième rangée de grillage à Ceuta et Mellilla (Que faisons-nous encore là-bas ?) ou faire disparaître le camp de Sangate,
Vous pouvez bien organiser des reconduites aux frontières sous les feux des caméras de télévision, cela rassurera peut-être vos opinions publiques mal informées, mais cela n'arrêtera pas l'arrivée des réfugiés économiques.
 
 Ils arriveront quand même parce que les gouvernements français et européens n'ont jamais vraiment souhaité que les paysans d'Afrique de l'Ouest (80% de la population) puissent vivre du travail de leur terre. Vous refusez d'acheter leurs produits à un prix rémunérateur qui leur donne la possibilité de rester chez eux. Vous refusez d'investir dans l'agriculture familiale qui seule peut fixer les populations chez elles. Vous avez toujours préféré distribuer de l'aide déstructurante, quand il est trop tard et que les plus faibles sont déjà morts. Vous préférez apporter une aide tardive avec vos stocks d'invendus transportés à grands frais, plutôt que de créer un environnement qui permette aux paysans africains de développer leurs propres productions et leurs propres stocks. Vous déstabilisez leurs marchés avec les faux prix du pseudo marché mondial, que vous bricolez à votre guise (par des subventions ou du dumping). Et vous annoncez à tous cette nouvelle soit-disant vérité:
 
commerce ultra-libéral = développement
 
Alors que nous voyons chaque jour que cette recette ne fait qu'enrichir les riches et appauvrir les pauvres...
 
 Ils arriveront quand même parce que vos collègues chargés du développement l'ont trop souvent réduit à des aides budgétaires ou à des prêts ponctuels favorisant des régimes corrompus à la tête d'Etats où règnent le non-droit,  la corruption et le racket permanent des plus faibles. Peu de chances alors de voir les plus jeunes se motiver dans un tel environnement. Ils veulent venir en Europe, et ils viendront.
 
 Ils arriveront quand même parce que, quittant la campagne, ces jeunes ne trouvent dans les villes sous-équipées ni travail, ni considération, ni perspectives d'avenir. Les quelques emplois qui existent sont déjà aux mains d'une minorité qui se les réserve. Restent les seuls chemins de l'aventure que "TV5 monde" fait briller à leurs yeux. Ils rêvent de l'Europe.
 
 Ils arriveront quand même parce que finalement vous en avez besoin
- Dans l'agriculture (légumes, fruits et primeurs) parce que la grande distribution, en écrasant les prix, ne permet pas de salarier normalement ceux qui produisent et récoltent,
- Dans le bâtiment, parce que les contrats de sous-traitance de nos grands groupes BTP, s'ils favorisent la création d'importants bénéfices, ne permettent pas non plus de rémunérer normalement la main-d'oeuvre de ce secteur,
- Et parce qu'il faudra bien remplacer l'importante génération du « baby-boom » qui commence à prendre sa retraite.
 
 
Quand la communauté européenne prendra conscience que le monde a besoin de toutes les agricultures du monde,
Quand la communauté européenne décidera qu'il est juste et bon que l'Afrique protège ses filières de productions naissantes (agricoles et autres) pour parvenir à la souveraineté alimentaire,
Quand la communauté européenne ouvrira vraiment ses marchés aux productions de l'Afrique sub-saharienne pour qu'elle devienne enfin solvable,
Quand la communauté européenne renoncera à imposer ses Accords de Partenariat Economique (APE, qui sont en fait des accords de libre-échange) qui vont ruiner ce qu'il reste encore de production locale et appauvrir un peu plus les Etats africains,
Quand la communauté européenne cessera de soutenir les " démocratures " africaines,
 
Alors, Monsieur le ministre, Messieurs les ministres, alors seulement, peut-être, la pression sera moins forte à vos frontières.
 
 Bon courage!
 
 Jacques LACOUR,
Burkina n° 180
 
Koudougou, le 5 avril 2006



Pour en savoir plus, voir Site internet : www.abcburkina.net

SEDELAN
BP 332 KOUDOUGOU
Burkina Faso

Tél : (00 226) 50 44 03 56
Courriel :
n sedelan@abcburkina.net Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour levoir

Compte bancaire du SEDELAN à Ouagadougou :
ECOBANK (C 008301001) 101178501012

  


 ---------------------------------------------

Manif-30sept-011-copie.jpg

 

Par Gérard Warenghem
- Voir les commentaires - Recommander

Présentation

Recherche

Recommander

Archives

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus